La Biennale OFF au Musée de la Mine de Saint-Etienne

La Biennale OFF au Musée de la Mine de Saint-Etienne

 

Dans le cadre de la 10ème édition de la Biennale Internationale du design, le Puits Couriot/Parc musée de la mine accueille sur son site, trois expositions en lien avec le thème du travail : « Travail, quand tu nous tiens..., Le monde comme entrepôt de livraison et le Berceau miraculeux des chasseurs cueilleurs. »

 

La première exposition : Travail, quand tu nous tiens... Allégories du travail / 1850-2017 / Saint-Étienne Métropole se tient du 9 mars au 30 septembre 2017 dans la salle d'exposition temporaire avec comme commissaire d'exposition : Philippe Peyre, directeur du Puits Couriot / Parc-musée de la mine / Ville de Saint-Étienne, scénographie : Gulliver Design et photographe : Florian Kleinefenn

Un formidable travail de repérage des différentes formes de travail recensés sur le territoire de Saint-Etienne Métropole par l'équipe de Philippe Peyre à travers « des murs peints et ronds-points, bâtiments publics, monuments, églises et cimetières, mais aussi tags et allégories de l'underground d'aujourd'hui : les figurations du travail sont nombreuses dans notre environnement quotidien. Elles nous parlent de notre lien au travail et de sa place dans nos vies. »

Philippe Peyre résume cette exposition pour inviter « à une balade au gré du territoire/laboratoire qu'est Saint-Étienne pour réfléchir aux mutations du monde et aux sens des interrogations qui sont les nôtres. »

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Disséminé sur l'ensemble du parc Couriot, deux expositions temporaires peuvent vous intéresser avec cette étrange voiture dans l'exposition appelée : « Berceau Miraculeux des Chasseurs Cueilleurs » Auteur de la création : « Anonymes 2017 » construite à partir des matériaux : « bois, acier, Xantia, bâche, peinture, bande son chant nuptial. ».

Le texte explicatif est le suivant : « Je ne sais pas où est né le design, certainement pas à Saint-Etienne. Ni à Paris. Pas plus qu’à Londres, à Tokyo ou à New York. Je ne sais où mais je sais quand. Cela se passait au début du néolithique lorsqu’un groupe d’hommes et de femmes s’organisait pour un mode de vie collectif. En cette période lointaine, quand se posait la question d’arbitrer les choix techniques de la communauté, alors, l’observation – attentive – des pratiques, la proposition – débattue – des solutions, et leur mise en forme – réversible – se réalisaient par ce qu’on dénommerait plus tard le design. Je ne sais pas ce que deviendra le design. Ce que je sais, c’est qu’il restera plus tard des objets « parfaits en leur temps » devenus épaves, devenus énigmes anthropologiques, souvenir probablement heureux d’un break rouge pour pique-nique en famille. Le berceau miraculeux des chasseurs-cueilleurs est un chant tribal à décrypter plus qu’un véhicule, une chambre nuptiale pour procréer un groupe d’enfants sauvages, un bricolage venu du néolithique pour constituer un groupuscule désirable, ici, aujourd’hui, en plein chaos. »

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Bien caché dans le Parc Couriot, dans la Recette Jour, vous allez découvrir la marque actuelle de fabrique stéphanoise avec ces différents bancs publics adoptés par les stéphanois qui font désormais la une des journaux télévisés. Cette exposition s'intitule « Bancs d’utopie – We sit together » et elle est l'oeuvre de Francis Cape.

Cette très belle exposition se compose de reproductions à l’identique de douze bancs issus de sociétés communautaires européennes. Ceux-ci participent « d’un projet plus vaste entrepris par l’artiste depuis 2011 sous le titre générique de Utopian Benches avec des bancs ayant été ou encore utilisés par des communautés implantées aux États-Unis. Pour l’artiste, les bancs opposent l'individualisme au communautarisme, et prônant des valeurs différentes du matérialisme individualiste dominant.
Les bancs sont des sièges que l’on partage ; ils sont sans hiérarchie, tout le monde y est assis à la même hauteur. »
Le commissariat est Olivier Vadrot, professeur à l’École nationale supérieure des Beaux-arts de Lyon et cette exposition est le résultat d'un travail de recherche des étudiants du Master Design Exposition à l'ENSBA de Lyon depuis 2014 : Nivine Chaikhoun, Gwendoline Dos Santos, Camille Drai, Sarah Dulac, Roxane Esperon, Serena Evely, Camille Jacoby, Jonathan Mahistre, Claire Laborde, Guillaume Ladavière, Clara Levieuge, Mélissa Mariller, Olivier Milis, Adrien Rocca. Coproduction ENSBA Lyon ; Familistère de Guise et Frac Franche-Comté.

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Un copieux programme de discussions est organisée sur ce thème des « bancs d'utopie »

Samedi 25 mars à 15h.

Invité : Michel Chaudy

Michel Chaudy est spécialiste de Boimondau, une communauté de travail basée à Valence (1941-1982) et qui se définissait ainsi : « L’entreprise capitaliste est un centre de production. La communauté de travail est un centre de vie totale : spirituelle, intellectuelle, sociale, politique, économique, professionnelle ». Michel Chaudy a dédié à cette communauté un ouvrage aux Éditions Repas, Faire des hommes libres, la discussion reviendra sur l’histoire de cette communauté basée dans la région.

 

Mardi 28 mars à 15h.

Invité : Matali Crasset

Matali Crasset est designer industriel et la question de l’utopie est récurrente dans son travail : elle renvoie à son attachement pour les pensées sociales (influencées par Claude Nicolas Ledoux, Charles Fourrier, Jane Addams...). Son inscription sociale tant intime – vivre à Belleville – que professionnelle participe de son intérêt à répondre à des commandes publiques pour réinterroger l’espace public.

 

Dimanche 2 avril à 15h.

Invité : Frédéric Panni

Frédéric Panni est conservateur du patrimoine, directeur du Familistère de Guise (Aisne). La discussion portera sur le projet utopique de cet établissement créé par l’industriel Jean-Baptiste Godin, dont on fête le bicentenaire de la naissance. Fondée sur le principe de la coopération, l’Association du Capital et du travail, ou Société du Familistère, perdura pendant presque un siècle et compta jusqu’à 2500 ouvriers sociétaires en 1930.

 

Vendredi 7 avril à 15h.

Invité : Béatrice Barras

Béatrice Barras est co-fondatrice de la coopérative de travail associé Ardelaine. Ardelaine est le fruit de la restauration dans les années 1970 d’une fabrique de laine en ruines dans un petit village de l’Ardèche, une région isolée et dépeuplée du centre de la France. Cette coopérative a commencé avec un travailleur en 1981, et en compte aujourd’hui plus de 60, ainsi que deux musées, deux magasins, un restaurant, ce qui en fait le centre économique du village et maintien l’activité d’environ 250 bergers locaux.

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http://www.musee-mine.saint-etienne.fr/les-%C3%A9v%C3%A8nements/expositions-biennale

 

Date de dernière mise à jour : 15/10/2017

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