Henri Simon Faure poète stéphanois

La ville de Saint-Etienne vient de dévoiler en présence de ses filles Françoise et Cécile une plaque hommage au poète stéphanois Henri Simon Faure, trois ans après sa mort à l'âge de 92 ans lors du lancement du printemps des Poètes. La nouvelle rue est située dans le prolongement de la rue Séverine au dessus de la nouvelle caserne des pompiers.

Henri Simon Faure est né en 1923, il s’est éteint le 10 janvier 2015 dans sa ville de naissance, Saint-Etienne. Marié avec la peintre Lell Boehm, l’artiste était père de trois enfants, dont Daniel-Simon Faure, peintre décédé en 2002, Françoise Faure-Poyet, enseignante retraitée en arts appliqués mariée au peintre Jean-Marc Poyet, et Cécile Faure.

Pupille de la nation, Henri-Simon Faure, a fait ses études au lycée Claude-Fauriel avant de participer très jeune à la Seconde Guerre mondiale en rejoignant le front avec l’armée Rhin et Danube. Revenu à la vie civile, après son travail chez un fournisseur d’électricité, il se consacre à la poésie. Ses textes poétiques paraissent dans la revue le Cadran Lunaire et sont publiés par les Editions du Lérot. Il figure dans le Dictionnaire des lettres françaises (1967) et dans L’histoire de la poésie française (1988) rédigé par Robert Sabatier.

En 1989, Henri-Simon Faure reçoit même le Babet d’or de la poésie lors de la Fête du livre de Saint-Etienne. Chaque été, il se retirait sur les hauteurs du village médiéval Oppède-le-Vieux, dans le Lubéron, où il a écrit un ouvrage reconnu par la critique : « Au mouton pourrissant dans les ruines d’Oppède » (1955) publié dans la revue le Cadran lunaire.

Sa bibliographie : D’orgiaque gratuité, La Tour de feu (1950) ; L’illicite Amour, La Tour de feu (1951) ; Au mouton pourrissant dans les ruines d’Oppède, la Cadran lunaire (1955) ; Tombeau de Marine Valentin, La Main violette (1963) ; Je brocanteur de mots, les Poètes de la Tour de Feu (1965) ; Mézigue ou le Métèque du Panassa, Chambelland (1966) et Almanach 5 de l’ardeur augmentée, Chambelland (1967).

Extrait du poème « Au mouton pourrissant dans les ruines d’Oppède » :
« (…) devant ce cadavre qui ressemble aux sages
plus près de nous
à l’homme en croix
soudain tout se désorganise
avec des hoquets de regrets vains

les orbites vides s’approfondissent
et l’oreille gauche dressée vers la croûte
attend la réponse à l’appel lancé
la réponse qui tarde tant à venir
qui ne viendra
j’en suis sûr
jamais
et jamais non plus le mouton ne sortira
de l’ornière où trop folle sa tête
l’entraîna
où il a chu tout d’un coup au matin
où il coula et où seulement reste
sa toison sur la surface ridée
comme une étrange mousse savonneuse
dans laquelle je me lave les mains »

Ce poète stéphanois présente une « oeuvre volumineuse, dense, singulière, imprégnée fortement par les lieux où il vécut : Saint-Étienne, Oppède-le-Vieux (Lubéron), il est dépeint comme un libertaire, réaliste, insoumis, satirique, baroque ou joyeusement macabre dans ses écrits. Ses récits et poèmes, parfois illustrés par la peinture de Lell Boehm ou celle de Daniel Simon Faure, expriment sa révolte, ses coups de gueule ou coups de coeur, ses angoisses, ses amours, non sans humour et sensibilité. » De plus, l’étude son journal intime, Le Bougre, permet de découvrir qu’il déployait « une trame hypertextuelle enrichie de collages et commentaires, où la langue prend son indépendance, l’orthographe ses quartiers libres. Le « Brocanteur de mots » soigne son ouvrage, expérimente, se confie, s’adonne à l’écriture, sans modération. »

 

http://www.legrisou.fr/2016/01/24/une-exposition-sur-le-poete-stephanois-henri-simon-faure/

http://www.legrisou.fr/2015/01/12/disparition-du-poete-stephanois-henri-simon-faure/

http://lepetitfurania.e-monsite.com/blog/henri-simon-faure.html

 

Le site consacré aux oeuvres de son fils Daniel Simon Faure

http://danielsimonfaure.e-monsite.com/

 

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Gilles Artigues Françoise Faure-Poyet (fille de Henri Simon Faure) Gaël Perdriau Cécile (fille de Henri Simon Faure) et Marine (petite fille de Henri Simon Faure)

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Dévoilement de la plaque de rue du poète stéphanois Henri Simon Faure (1923-2015)

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La plaque de rue

 

 

 

 

 

 

Date de dernière mise à jour : 10/03/2019