Quatre nouvelles expositions au MAMC+ 2/2

Alexandre Leger Hélas, rien ne dure jamais du 30 novembre 2019 au 17 mai 2020

Présentation de la 3ème exposition

La chronique d'une chute inexorable

Plongez dans l’univers cataclysmique d’Alexandre Leger ! Son récit fantastique d’un monde en perdition, d’une espèce humaine en mutation se révèle dans une centaine de dessins associant texte et image.

L’œuvre d’Alexandre Leger use des jeux du langage. Des textes, entre fragments poétiques, déclarations ou paroles de chansons détournées, éclairent les scènes dessinées ou viennent les contredire. L’artiste associe volontiers des récits personnels au hasard des textes collectés, s’appropriant des solutions de mots-fléchés, des lignes d’écritures à la plume, des correspondances ou de vieux cahiers d’écoliers.

Alexandre Leger nous expose ainsi dans de modestes formats, des phénomènes naturels ou les sentiments humains les plus tourmentés. Le choix du support, papier ancien ou usagé, maculé de petits ou de grands carreaux, semble découler d’un rituel. 

Une grande série de dessins se dévoile, réalisée à partir de ses propres planches d’anatomie, issues d’anciens cours de médecine, alors qu’il se destinait, plus jeune, au métier de la santé. Écorchés, schémas de dentition, corps découpés en lamelles, crânes bouillants et squelettes hybrides peuplent des papiers aux couleurs souvent inattendues. Les vitrines, telles celles des muséums d’Histoire naturelle, invitent à l’examen horizontal des planches, hésitant entre le regard médical, incisif et le regard documentaire, fouillé. Aux côtés de sculptures de gommes érodées et de bribes de crayons à papier aux messages intemporels, ultimes outils du dessinateur, l’ensemble affiche une tentative de sauvetage. 

Alexandre Leger est invité dans le cadre de la 9e édition du Prix des Partenaires. Le Musée décerne ce Prix chaque année à un artiste émergent, grâce au soutien de ses mécènes. 

En savoir plus sur Alexandre Leger : http://alexandreleger.blogspot.com/

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© A. Leger, photo : M. Cizeron/MAMC+

Présentation de la 4ème exposition

Firenze Lai L'équilibre des blancs du 30 novembre 2019 au 17 mai 2020

Des personnages évoluant dans des univers urbains, en proie à une société moderne avilissante

Face au visiteur, des personnages disproportionnés occupent la majeure surface du tableau parfois trop petite pour les contenir. Serrés dans un bus, debout à faire la queue dans le métro ou courbés dans des passages souterrains, Firenze Lai insiste sur les mains, les jambes et les pieds. Les parties inférieures à peine dégrossies, semblent s’ancrer dans l’espace contraint. Les visages et regards, plus petits, évoquent un champ de vision réduit dans un vaste monde incontrôlable.

Ces personnages anonymes, évoluent dans des fonds neutres, racontent des situations physiques et psychologiques vécues au quotidien. Une pause-déjeuner, une discussion entre amis, côtoient d’autres scènes collectives, comme des chaînes humaines.

En 2014, les manifestations à Hong Kong marquent un tournant dans le travail de Firenze Lai. L’artiste prend conscience d’une société manipulatrice. Ses œuvres examinent dès lors comment les espaces publics avec leur frénésie permanente conditionnent les corps et les esprits. Les tableaux, atmosphériques, dépeignent des personnages tantôt sous influence, tantôt forcés au repli intérieur. 

Le titre de l’exposition, L’équilibre des blancs, se réfère au terme photographique de remise à niveau des couleurs basée sur le blanc. Il évoque également le moment de bascule, d’ajustement personnel face à des situations de la vie quotidienne ou face à des valeurs universelles.

Expo firenze lai diapo01 vue salle 0005 l3000

© F. Lai, photo : M. Cizeron/MAMC+

 

 

 

 

 

Date de dernière mise à jour : 11/02/2020